Radio Havane Cuba-29 Mai 2002 Via NY Transfer News * All the News That Doesn't Fit Radio Havane Cuba - evenements importants du jour - 29 Mai 2002 . *LE PC D'AFRIQUE DU SUD APPELLE À LA SOLIDARITÉ AVEC LES 5 CUBAINS CONDAMNÉS POUR ESPIONNAGE AUX ÉTATS-UNIS *LES PARTIS POLITIQUES D'AMÉRIQUE LATINE DEMANDENT LA LEVÉE DU BLOCUS DE CUBA *UNE TABLE RONDE PROUVE QUE BUSH EST TRÈS MAL PLACÉ POUR CRITIQUER LA DÉMOCRATIE CUBAINE *CUBA RÉDUIT SES ÉMANATIONS DE CFC VERS L'ATMOSPHÈRE *UNE CONFÉRENCE RÉGIONALE SUR LES ÉCOSYSTÈMES DE MONTAGNES A LIEU DANS LA PROVINCE DE PINAR DEL RIO *LES ARTISTES ET ÉCRIVAINS CUBAINS DEBATTENT DE LA DÉFENSE DE NOTRE IDENTITÉ ET L'ÉLARGISSEMENT DE NOTRE CULTURE *Éditorial: GUATEMALA: LA VIOLENCE ET L'IMPUNITÉ, SOEURS JUMELLES . *LE PC D'AFRIQUE DU SUD APPELLE À LA SOLIDARITÉ AVEC LES 5 CUBAINS CONDAMNÉS POUR ESPIONNAGE AUX ÉTATS-UNIS La Havane, 29 mai (RHC)--Le Parti Communiste d'Afrique du Sud et le Parti Communiste de Cuba ont signé à Johannesburg une déclaration commune dénonçant l'injustice commise contre les 5 Cubains condamnés à de lourdes peines pour espionnage par un tribunal de Miami. Nos cinq compatriotes ont souligné -et la défense l'a dûment établi- qu'ils n'avaient pas fait autre chose que s'infiltrer dans les groupes des contre-révolutionnaires d'origine cubaine basés en Floride pour prévenir Cuba des actes de terrorisme auxquels ils se livrent. La sécurité nationale des États-Unis n'a en rien été affectée comme l'ont signalé des hauts gradés étasuniens cités à comparaître au procès. Cette déclaration souligne que la cause principale de cette injustice est la solidité des principes avec lesquels ils défendent Cuba. Le Parti Communiste d'Afrique du Sud appelle à la solidarité mondiale avec ces 5 Cubains prisonniers politiques aux États-Unis. *LES PARTIS POLITIQUES D'AMÉRIQUE LATINE DEMANDENT LA LEVÉE DU BLOCUS DE CUBA La Havane, 29 mai (RHC)--Le Secrétariat Exécutif de la COPPPAL -la Conférence Permanente des Partis Politiques de l'Amérique Latine et des Caraïbes- a demandé la levée du blocus de Cuba par les États-Unis. Une déclaration émise au terme d'une réunion de la COPPPAL qui s'est tenue à Mexico, à laquelle ont pris part 23 dirigeants politiques, exprime aussi la solidarité des partis membres de cette large coalition avec le peuple et le gouvernement cubains, ainsi que leur condamnation des actions visant à isoler et l'encerclement politique de notre pays. *UNE TABLE RONDE PROUVE QUE BUSH EST TRÈS MAL PLACÉ POUR CRITIQUER LA DÉMOCRATIE CUBAINE La Havane, 29 mai (RHC)--La table ronde diffusée en direct par la radio et la télévision nationales a réuni hier un groupe de journalistes et d'historiens autour d'une question : Quelle est la véritable démocratie? Le débat est parti des critiques acerbes de la démocratie cubaine faites à Washington et à Miami par le Président Bush, le 20 mai dernier. Ce jour-là, les contre-révolutionnaires de Miami célébraient le centenaire de la République néo-coloniale que le régime d'occupation yankee avait mis au pouvoir à Cuba après que l'intervention militaire nord-américaine eut frustré les indépendantistes cubains de leur victoire sur le régime colonial espagnol. Dans son discours, Bush a fait dépendre la normalisation des relations avec Cuba et la levée du blocus de l'organisation d'élections "libres et transparentes" dans notre pays. Bush est venu critiquer nos élections à Miami, justement la ville qui lui a permis de remporter les élections par la fraude. Miguel Alvarez, assesseur du Président de l'Assemblée Nationale de Cuba, a signalé quelques-uns des défauts du modèle de démocratie que Bush exige pour notre pays. "Les États-Unis se présentent comme l'exemple à suivre universellement. Il y a toute une série de mythes au sujet de la démocratie étasunienne. Aux États-Unis, les candidats à la présidence ne sont pas élus par la population mais par des grands électeurs. Dans ce cas, voici un individu qui n'a pas eu la majorité dans l'électorat et qui a cependant été élu à la présidence des États-Unis. "Il y a aussi le mythe des partis et du soi-disant multipartisme. Ce multipartisme se réduit à deux partis sur la liste, mais dans les faits il s'agit d'un seul. Celui des grandes entreprises qui exercent la souveraineté sur les électeurs étasuniens. "Il y a une pyramide où plus de 80% des Étasuniens n'apportent pas un sou pour la tenue des élections et où le 1% représenté par ces grandes entreprises apportent les sommes astronomiques qui sont englouties dans la campagne électorale et qui augmentent chaque année. Nous parlons d'à peine 250 000 personnes qui contrôlent les élections aux États-Unis." José Luis Toledo, Professeur de droit à l'Université de La Havane, a souligné que le contenu démocratique de la société cubaine ne se borne pas à l'exercice du suffrage universel car il comprend une participation systématique et massive à la prise des décisions. Il a précisé que l'essence du système électoral cubain réside dans le fait que c'est le peuple qui choisit les candidats, qui élit, qui contrôle et qui peut révoquer ses représentants et que tous les citoyens aptes à le faire ont le droit de participer à la direction des affaires de l'État soit directement soit à travers leurs représentants. Rogelio Polanco, directeur du journal Juventud Rebelde, a cité un rapport mettant en question, encore en novembre dernier, les résultats des présidentielles de 2000 aux États-Unis, "Ce rapport signale que si l'on avait recomptés les voix dans un seul comté comme le demandaient Albert Gore et la cour suprême de la Floride, Bush aurait gagné par 493 voix contre 225 en Floride mais si toutes les voix de la Floride avaient été recomptées, c'est Gore qui aurait remporté les élections. "Un an après les présidentielles, le doute planait encore sur le gagnant des élections. Bush a été mis au pouvoir par la Cour suprême. Je crois que l'on peut légitimement demander à Bush quelles élections libres il veut pour Cuba. S'agit-il de ce genre d'élections qu'il n'a remportées que par la fraude et dont les résultats n'ont été connus que 35 jours après?" *CUBA RÉDUIT SES ÉMANATIONS DE CFC VERS L'ATMOSPHÈRE La Havane, 29 mai (RHC)--Cuba a réussi à réduire ses émanations de CFC vers l'atmosphère. Le directeur de l'Agence cubaine pour la protection de la nature a déclaré à ce propos, "Le protocole de Montréal pour l'élimination des substances attaquant la couche d'ozone prévoit un quota de 625 tonnes annuelles pour Cuba. En 2001, les émanations de CFC de Cuba vers l'atmosphère ont été de 506 tonnes. Ce volume comprend les fréons 11, 12, 113, 114 et 120. Cela représente une réduction de 20% par rapport au quota prévu pour Cuba dans le protocole de Montréal. Il s'agit donc de notre modeste contribution à l'amélioration de la couche d'ozone." L'application de nouvelles lois et du programme pour l'utilisation de gaz écologiques sont à l'origine des résultats dont Cuba fait montre aujourd'hui dans ce domaine. Si chaque pays respecte les grandes lignes du protocole de Montréal, en 2040 la Terre pourra être libre de substances pouvant nuire à la couche d'ozone. *UNE CONFÉRENCE RÉGIONALE SUR LES ÉCOSYSTÈMES DE MONTAGNES A LIEU DANS LA PROVINCE DE PINAR DEL RIO La Havane, 29 mai (RHC)--Une conférence régionale sur la préservation des écosystèmes de montagnes a commencé aujourd'hui à Las Terrazas, une localité de la province de Pinar del Rio, dans l'ouest de notre pays. La conférence se tient dans le cadre des festivités de l'année internationale de la montagne et c'est L'UNESCO qui a choisi son siège. Le comité organisateur a vu dans cette décision une manière de saluer les résultats du programme cubain pour la préservation des massifs montagneux et pour leur développement soutenu accompagné de l'amélioration de la qualité de la vie. Fidel Ramos, Président du comité organisateur, a signalé que la conférence régionale de la montagne est le contexte idéal pour procéder à un échange d'expériences entre techniciens, chercheurs et responsables politiques de l'Amérique Latine et les Caraïbes. Cuba célèbre cette année les 15 ans de son programme pour le développement des montagnes. Il garantit la préservation et le développement humain de 18% du territoire national où vivent près de 700 000 personnes et où se trouvent les plus importantes sources d'eau et 37% des forêts. Ces montagnes produisent aujourd'hui presque tout le café et le cacao cubains. *LES ARTISTES ET ÉCRIVAINS CUBAINS DEBATTENT DE LA DÉFENSE DE NOTRE IDENTITÉ ET L'ÉLARGISSEMENT DE NOTRE CULTURE La Havane, 29 mai (RHC)--Le Conseil National de l'UNEAC -l'Union Nationale des Écrivains et Artistes de Cuba- se tient ici, à La Havane. La défense de l'identité, l'élévation du niveau de culture générale, l'accès de tous à une large culture sont les grands thèmes à l'ordre du jour de cette rencontre. Les 150 membres du conseil, ainsi que des dirigeants d'institutions et de centres nationaux relevant du Ministère de la Culture ainsi que des personnalités invitées travaillent aujourd'hui en commission. Cette réunion du Conseil National de l'UNEAC a été précédé d'assemblées organisées dans chaque province et au sein des Associations Nationales rassemblant les artistes en fonction de leur spécialité. *Éditorial: GUATEMALA: LA VIOLENCE ET L'IMPUNITÉ, SOEURS JUMELLES Il est probable que si vous rappelez à n'importe quel Guatémaltèque que la guerre a pris fin il y a presque six ans, après la signature des accords de paix, il vous dira que, pendant le conflit, il a vécu peu de moments aussi violents que ceux que vit ces mois-ci ce pays centraméricain. Maintenant, à l'occasion de la visite d'Hina Jilani, représentante spéciale de l'ONU pour les droits de l'Homme, les dénonciations se sont multipliées au sujet de l'existence de groupes qui s'attaquent aux institutions et aux personnes qui luttent pour la fin de l'impunité. Elles exigent l'ouverture d'enquêtes sur les violations de ces droits par des militaires et des policiers afin que les responsables soient traduits en justice. Elles demandent également que les victimes de la guerre qui ont été enterrées dans des fosses communes clandestines reçoivent une sépulture décente. Le gouvernement du Président Alfonso Portillo a lui-même reconnu que la situation était bien telle mais il n'a pris l'engagement ni d'ordonner l'ouverture d'enquêtes sur l'identité des membres de ces groupes et sur leurs exactions, ni de les faire traduire en justice. La manière de procéder de ces organisations clandestines est pourtant bien connue. Ils ont recours à des méthodes éculées pour neutraliser ou éliminer des militants, des dirigeants et des organisations de défense des droits humains. Les ressources et les moyens dont ils disposent font largement suspecter un appui officiel. Les organisations de défense des droits humains ont dénoncé le fait que leurs méthodes comprennent cinq phases. La première est un processus de collecte d'informations moyennant l'interception du courrier, des communications téléphoniques, des fax, des courriers électroniques, la révision des sites web, bref, la collecte de toute donnée permettant de choisir la victime qui fait tout de suite l'objet d'une campagne de diffamation. C'est à partir de là que commence la seconde phase, qui consiste en une série de mesures de contrôle, de filature et de surveillance afin d'intimider la personne concernée, le tout peut être accompagné ou non de menaces téléphoniques, écrites ou verbales. La troisième étape consiste à entraver le travail des organisations. Elle inclut le vol d'informations déguisé en délit de droit commun, les perquisitions et les menaces collectives. Les agressions, les enlèvements, les disparitions et les assassinats font partie de la quatrième phase. Après de tels actes, la cinquième phase commence. Elle a pour but d'effacer toute piste permettant d'inculper qui que ce soit, c'est-à-dire, d'assurer l'impunité totale pour ceux qui ont organisé, dirigé et réalisé les agressions. Pour ce faire, les groupes paramilitaires fabriquent de faux coupables permettant aux autorités d'enquêter sur les faits et de juger une victime expiatoire. On peut bien imaginer que derrière tout cela se cachent d'importantes ressources financières, technologiques, logistiques dont seuls des groupes très liés au pouvoir et intéressés par le maintien de l'impunité, peuvent disposer. Depuis le début de l'année, 125 agressions de ce type ont été dénoncés au Guatemala, c'est-à-dire, 50 de plus que pendant la même période de l'année dernière. Cela démontre que la violence contre les défenseurs des droits humains augmente de façon démesurée dans un pays qui se vante d'avoir instauré la paix. Mettre fin à cette situation; en finir avec l'impunité de ceux qui s'attaquent ainsi à la société et qui s'obstinent à faire régner la peur parmi les Guatémaltèques interpellent fortement la conscience de ceux qui ont vu, pendant des décennies, exterminer des populations entières; éliminer systématiquement une culture moyennant la destruction de ses racines et de ses fondements. Le moment est venu de dire "assez!" et de faire en sorte que toute la lumière soit faite sur les crimes restés impunis au Guatemala. C'est la seule façon d'arriver à la réconciliation et à la justice. (c) 2002 Radio Havane Cuba, NY Transfer News. 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