Radio Havane Cuba-23 Mai 2002 Via NY Transfer News * All the News That Doesn't Fit Radio Havane Cuba - evenements importants du jour - 23 Mai 2002 . *DES EXPERTS CUBAINS DÉNONCENT LE TERRORISME D'ÉTAT AUQUEL SE LIVRE WASHINGTON CONTRE CUBA *LE SOUS-COMITÉ DU COMMERCE DU SÉNAT DES ÉTATS-UNIS CRITIQUE LA POLITIQUE ANTI-CUBAINE DU PRÉSIDENT BUSH *Éditorial: COLOMBIE - ELECTIONS ÉGALE SOLUTIONS? . *DES EXPERTS CUBAINS DÉNONCENT LE TERRORISME D'ÉTAT AUQUEL SE LIVRE WASHINGTON CONTRE CUBA La Havane, 23 mai (RHC)--Des journalistes et spécialistes cubains ont démontré au cours de la table ronde que diffusent en direct la radio et la télévision nationale ainsi que le service espagnol de Radio Havane Cuba, que c'est le gouvernement des États-Unis qui est, en réalité, le terroriste international le plus redoutable. Partant de la décision de Washington d'inclure Cuba sur la liste des pays qui encouragent le terrorisme, les intervenants à la table ronde d'hier ont rappelé qu'avant même le triomphe de la Révolution, le premier janvier 1959, les chefs de la CIA recommandaient déjà au gouvernement étasunien de tout faire pour empêcher l'accession au pouvoir des révolutionnaires dirigés par Fidel Castro. Les participants à cette table ronde se sont accordés à signaler que la haine, l'arrogance, la violence et la terreur ont marqué la politique de Washington à l'égard de notre pays ces quatre décennies. Sur la liste des actes de terrorisme préparés aux États-Unis et commis contre notre pays durant les premières années de la Révolution, se trouvent par exemple l'attentat qui a fait exploser dans le port de La Havane, en mars 1960, le cargo français "La Coubre" qui transportait des armes pour le jeune gouvernement révolutionnaire ou celle qui a déclenché l'incendie d'un grand magasin en plein centre de La Havane. En avril 1961, il y a eu l'invasion de la baie des Cochons par des forces mercenaires entraînées et financées par les États-Unis. Des agents de la CIA et des contre-révolutionnaires armés par Washington ont par ailleurs mis d'innombrables fois le feu à des plantations de canne et attaqué des centrales sucrières. Ces actes de terrorisme ont fauché la vie de milliers de Cubains. Les intervenants ont présenté des journaux d'époque annonçant l'arrestation de groupes terroristes chargés de poser des bombes dans des lieux publics. Parmi ces individus se trouvaient Carlos Alberto Montaner et Armando Valladares qui ont actuellement tout l'appui des États-Unis et de la maffia des contre-révolutionnaires d'origine cubaine qui réside à Miami. Juan Mendoza, vice doyen de la Faculté de Droit de l'Université de La Havane, s'est référé aux bandes de contre-révolutionnaires armées et financées par les États-Unis qui ont opéré dans notre pays dans les années 60 et qui ont tué 549 personnes et en ont blessé ou mutilé des centaines d'autres. "L'organisation de ces bandes est un des chapitres les plus importants du terrorisme des États-Unis contre Cuba. Je pense qu'il faut éclaircir la portée de ce terme à l'intention de ceux qui nous captent hors de nos frontières. Notre peuple a appelé les membres de ces groupes " bandits " à cause de leur lâcheté. Parce qu'en fin de compte, il s'agit d'un phénomène de terrorisme et de terrorisme d'État. "Pourquoi parlons-nous de bandits dans cette analyse des véritables terroristes internationaux ? C'est parce qu'il y avait un lien étroit - et cela a été plus que démontré - entre le gouvernement des USA et ces bandes de contre-révolutionnaires qui opéraient dans notre pays." Et le vice-doyen de la Faculté de Droit de l'Université de La Havane a précisé, "Il y a le fameux rapport de Lyman Kirkpatrick, inspecteur général de la CIA qui a été diffusé dans les 1990s. Ce rapport qui a été rédigé par 125 agents de la CIA et qui visait à déterminer les causes de l'échec de l'invasion de la baie des Cochons prouve l'organisation et le financement des bandes contre-révolutionnaires par les États-Unis. "Ce rapport fait référence à une certaine 'opération silence' pour laquelle, le gouvernement des États-Unis a autorisé 12 opérations pour remettre des armes, des munitions et des explosifs aux bandes contre-révolutionnaires qui agissaient dans notre pays. C'est du terrorisme d'État." Rogelio Polanco, directeur du journal Juventud Rebelde, a signalé que Francis Taylor, coordinateur de la lutte anti-terroriste du Département d'État, s'est couvert de ridicule lorsque, à la demande des journalistes, il n'a pu présenter aucune preuve appuyant les accusations voulant lier Cuba au terrorisme international. Plusieurs media ont soutenu qu'il fallait supposer que ces accusations n'avaient aucun fondement et qu'elles relevaient plutôt d'une hostilité politique. Le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, a lui-même avoué qu'il ne disposait d'aucune preuve de l'appui que Cuba est censée donner, selon ces accusations, aux forces de guérilla en Amérique Latine. Condolezza Rice, assesseur pour les questions de sécurité, ennemie déclarée de Cuba, a bégayé face aux questions des journalistes et n'a pas non plus pu donner de réponse cohérente. Reinaldo Taladrid, journaliste de la télévision cubaine, a insisté sur le fait que la décision d'inclure Cuba sur la liste des pays encourageant le terrorisme intervient au moment où la politique hostile à Cuba est mise en question non seulement au sein du Congrès des États-Unis mais encore dans l'opinion nord-américaine. "Quels sont les 7 pays inclus sur cette liste? En tout premier lieu, Cuba et puis, l'Iran, l'Irak, la Libye, la République Populaire Démocratique de Corée, la Syrie et le Soudan. Que peut-il arriver à ces 7 pays accusés d'encourager le terrorisme par l'empire étasunien? "Et bien, il y a toute une liste de sanctions à prendre. Je vous en lis quelques-unes. "Les pays inclus sur cette liste sont frappés par le gouvernement des États-Unis des sanctions suivantes: "1- Couper toutes les exportations et ventes d'armes. Dans le cas de Cuba, vous le savez très bien, cela n'a pas de sens. "2- Établir des contrôles sur les exportations ayant une double utilisation selon les dispositions du Congrès. "3- Interdire l'aide économique. "4- Exiger que les États-Unis s'opposent à tout type de crédits pour ces pays au sein de la Banque Mondiale et d'autres institutions financières internationales. 5- Permettre aux proches des victimes du terrorisme de présenter des requêtes pénales contre les pays. Cela revient à dire une demande d'argent. Une requête criminelle est une autre chose, mais ces mots " requête civile " vous pouvez les traduire comme une demande d'argent devant les tribunaux des États-Unis. "Dans le cas de Cuba, cette sanction est d'ores et déjà en vigueur car les États-Unis ont permis aux groupes qui ont posé des bombes, qui ont réalisé des actes de terrorisme contre notre pays de présenter devant leurs tribunaux des requêtes ayant pour but de s'approprier l'argent qui a été volé à Cuba d'une autre manière illégale, l'argent se trouvant sur des comptes en banque gelés par le gouvernement des États-Unis. "Je poursuis cette liste de sanctions qui, comme vous avez pu le constater, elles ne peuvent nous affecter parce qu'elles sont déjà appliquées contre nous. Cuba est le pays qui fait l'objet du plus grand nombre de sanctions de la part de Washington. Je reprends. "6- Refuser aux entreprises et aux particuliers les bénéfices découlant des tarifs commerciaux. Il faudrait dire ici que ceux qui font des affaires avec Cuba sont harcelés, frappés de sanctions et parfois mis en prison. 7- Interdire aux ressortissants étasuniens toute transaction financière avec les pays inclus sur cette liste sans l'autorisation du Département du Trésor. C'est là une vieille histoire pour Cuba. "8- Interdire au Département de la Défense de passer des contrats de plus de 100000 dollars avec des entreprises contrôlées par les pays inscrits sur cette liste. "Voilà ce qu'implique le fait d'apparaître sur cette liste. Pour le cas de Cuba, ces sanctions n'ont strictement aucune importance." Reste la condamnation qui peut déboucher vers la justification de nouvelles agressions. *LE SOUS-COMITÉ DU COMMERCE DU SÉNAT DES ÉTATS-UNIS CRITIQUE LA POLITIQUE ANTI-CUBAINE DU PRÉSIDENT BUSH La Havane, 23 mai (RHC)--Le Président du sous-comité du commerce au Sénat des États-Unis, Byron Dorgan, a critiqué la décision de bloquer les ventes d'aliments et de produits agricoles à Cuba, décision que le Président Bush a annoncée lundi à Washington et à Miami. "Il est incroyable que le Président Bush parle de bloquer la vente des aliments à Cuba alors que des milliers d'agriculteurs voulant exporter leurs produits pourraient en bénéficier," a déclaré Byron Dorgan. Le sous-comité du commerce au Sénat s'est réuni hier à Washington pour examiner les tentatives du Président Bush de décourager les ventes d'aliments et de médicaments à Cuba. Au cours de cette séance, le Président de ce sous-comité a signalé, "Personnellement, je crois que l'utilisation des aliments comme arme est immorale." Et il a ajouté, "L'heure a sonné de réaliser que plus de quarante ans de politique radicale ne nous rien valu. Rien n'a changé à Cuba. C'est nous qui devons changer." Barbara Boxer, sénatrice de Californie, a souligné que les restrictions interdisant aux Étasuniens de voyager à Cuba et le blocus n'ont plus de justification aujourd'hui et elle a appelé le gouvernement à modifier cette politique. Toutes ces critiques contre le gouvernement ont été formulées en présence du sous-secrétaire adjoint d'État pour les questions latino-américaines, Otto Reich, contre-révolutionnaire d'origine cubaine, nommé à ce poste par décret de Bush. Otto Reich s'est borné à répéter les propos contenus dans les discours de Bush de lundi. *Éditorial: COLOMBIE - ELECTIONS ÉGALE SOLUTIONS? La très grande tension qui s'est accumulée en Colombie depuis que le gouvernement du Président Andrés Pastrana a opté pour la solution militaire du conflit qui sévit dans ce pays depuis plus de 50 ans, pèsera d'un grand poids sur les élections présidentielles de dimanche. Onze candidats dont à peine quatre sont en réalité en mesure de lutter pour le fauteuil présidentiel, les autres n'étant pratiquement que des figurants, fourbissent leurs armes dans le contexte d'une véritable guerre de sondages dont les résultats donnent la victoire à Alvaro Uribe, ultraconservateur. Bien que les partisans d'Uribe, parmi lesquels se trouvent une bonne partie des forces paramilitaires, et aussi un secteur des trafiquants de drogue, selon la revue étasunienne Neewsweek, relèvent que leur candidat l'emportera au premier tour, le plus probable est qu'un second tour sera nécessaire. Il devrait avoir lieu trois semaines après. Celui qui sera élu président trouvera, cependant, intacts, les trois grands problèmes auxquels le Président actuel aurait dû s'attaquer dès son investiture. Il a démontré, pendant toute la durée de son mandat, qu'il n'était pas à la hauteur de la tâche. Le premier grand problème est l'instauration de la paix. Bien qu'il ait été au centre de la campagne électorale de Pastrana, celui-ci a fini par suspendre le processus de négociations avec les FARC (les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) et par remettre de nouveau à l'armée la zone de détente crée pour la tenue du dialogue de paix. Depuis lors, le conflit s'est aggravé et de nouvelles formes de violence ont fait leur apparition, en particulier dans les villes où la présence des groupes paramilitaires s'est considérablement renforcée. C'est le cas de la ville de Medellin où 70% des groupes armés sont des bandes paramilitaires. Les résultats obtenus par Andrés Pastrana dans la lutte anti-drogue n'ont pas non plus été brillants, car la politique d'élimination par la force des plantations de coca s'est avérée inefficace et elle a eu des résultats contraires à ceux qu'il escomptait. Premièrement, le gouvernement n'a pas fourni aux cultivateurs de coca les moyens nécessaires pour remplacer ces plantations par des cultures alternatives leur permettant d'assurer leur gagne-pain. Cela suscite un grand mécontentement et pousse les paysans à déplacer les plantations. D'autre part, les grands cartels de la drogue qui contrôlaient cette activité dans les 1980s et 1990s ont été remplacés par plus de 160 petites organisations qui opèrent en plusieurs points de la Colombie, ce qui rend difficile la lutte contre elles. Pour ce qui est du troisième et dernier grand problème que le gouvernement d'Andrés Pastrana aurait dû résoudre -- la relance de l'économie colombienne -- tout reste en l'état. L'économie continue à dévaler la pente entraînant une augmentation dramatique du nombre de pauvres qui sont aujourd'hui 25 millions, ainsi que du chômage, du coût de la vie, de la dette extérieure et accentuant la stagnation de l'industrie et du commerce. Ainsi donc, si la société colombienne a bougé depuis l'investiture d'Andrés Pastrana elle l'a fait dans le sens contraire du développement et cela se traduira sûrement aux élections de dimanche par un taux d'abstention élevé. Les Colombiens sont déçus du manque de réponse à leurs problèmes pressants, notamment à celui de leur sécurité. Donc, attendons de voir ce qui se passera dimanche en Colombie, dans l'espoir que les élections se dérouleront en paix, mais sans espérer que des solutions efficaces sortiront des urnes pour un pays qui sombre inexorablement dans la violence, avec l'appui enthousiaste des couches les plus réactionnaires de la société colombienne et des politiques erronées des États-Unis. Tous ceux qui sont en mesure de contribuer à la paix en Colombie devraient entendre la clameur d'un peuple qui en a assez de l'état actuel des choses. (c) 2002 Radio Havane Cuba, NY Transfer News. Tous droits reserves. ================================================================= NY Transfer News Collective * A Service of Blythe Systems Since 1985 - Information for the Rest of Us 339 Lafayette St., New York, NY 10012 http://www.blythe.org e-mail: nyt@blythe.org ================================================================= rhc-fra-25584 2002-May-25 02:46:38