Radio Havane Cuba-21 Mai 2002 Via NY Transfer News * All the News That Doesn't Fit Radio Havane Cuba - evenements importants du jour - 21 Mai 2002 . *LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE SIGNALE QUE BUSH EST MAL PLACÉ POUR DONNER À CUBA DES LEÇONS DE DÉMOCRATIE ET D'ANTI-TERRORISME *VICE-PRÉSIDENT LAGE RÉALISE UNE VISITE AUX ILES CANARIES *THE NEW YORK TIMES CRITIQUE LES DISCOURS ANTI-CUBAINS PRONONCÉS HIER PAR LE PRÉSIDENT BUSH *Éditorial: BUSH - FAITES CE QUE JE DIS ET PAS CE QUE JE FAIS . *LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE SIGNALE QUE BUSH EST MAL PLACÉ POUR DONNER À CUBA DES LEÇONS DE DÉMOCRATIE ET D'ANTI-TERRORISME La Havane, 21 mai (RHC)--Le Président de l'Assemblée Nationale de Cuba, Ricardo Alarcon, a déclaré que le Président Bush n'a pas la morale nécessaire pour demander des élections libres et transparentes à Cuba et prêcher l'anti-terrorisme. Ricardo Alarcon est intervenu au cours d'une table ronde diffusée en direct par la radio et la télévision nationales ainsi que par le service espagnol de Radio Havane Cuba et qui a analysé les discours anti-cubains que Bush a prononcés hier à la Maison Blanche et à Miami pour faire plaisir à ceux qui fêtaient le centenaire de la République néo-coloniale que les États-Unis ont intronisée ici au terme d'une occupation militaire de quatre ans. Renforçant le discours anti-cubain d'hier, les États-Unis ont inclus Cuba sur la liste des pays qui encouragent les terroristes sur laquelle figurent aussi l'Iran, le Soudan, la Libye, l'Irak, la Corée du Nord et la Syrie. Le rapport, intitulé "Les données du terrorisme mondial en 2001" présenté par le département d'État devant le Congrès des États-Unis prétend, entre autres, que notre pays continue à donner refuge à des personnes accusées d'être impliquées dans des mouvements de guérilla en Amérique Latine. Les États-Unis mentent en ne nous inscrivant pas sur la liste des pays qui ont immédiatement condamné les attentats du 11 septembre et arguent du fait que Cuba n'a pas acquiescé au discours de Bush scindant le monde en deux camps, ceux qui étaient avec les États-Unis et ceux qui étaient contre. Le Président de l'Assemblée Nationale s'est référé à deux éléments qu'il a qualifiés de faits audacieux dans la conduite de Bush: " Bush n'a jamais cessé de dire merci à la maffia de Miami pour son élection à la présidence des États-Unis. Il sait qu'il est arrivé à la Maison-Blanche grâce à toute une série de manoeuvres, de manigances, de fraudes et d'illégalités que ces gens ont réalisées pour lui. L'autre question est son frère. Il dit qu'il aime beaucoup son frère, sa famille et il sait qu'il doit démontrer sa gratitude envers ceux qui pourraient au mois de novembre répéter leur exploit. C'est-à-dire empêcher des milliers de Noirs de voter à Miami et faire annuler les bulletins de milliers d'autres électeurs." Le Président de l'Assemblée Nationale de Cuba a cité le rapport de la Commission des Droits civiques des États-Unis sur les irrégularités des élections présidentielles en Floride. "Ce qui saute le plus aux yeux dans les élections à Miami a été le nombre incroyable d'électeurs qui ont été empêchés de se rendre aux urnes, qui ont été interdits de vote parce qu'ils ont été exclus des listes électorales et le nombre incroyable de personnes dont les voix n'ont pas été prises en compte. Comme par hasard, l'immense majorité de ces gens-là étaient noirs. Des Noirs qui auraient dû voter à Miami. Ce n'est pas avec les Noirs que Bush vient de se réunir. Il a assisté à un banquet avec la maffia des Cubains de Miami dont le couvert coûtait 25 mille dollars." Le Président de l'Assemblée Nationale a abondé sur l'audace rare contenue dans le discours du Président Bush hier à Miami. "Tout d'abord, pour se rendre à Miami pour parler d'élections transparentes et honnêtes et se prononcer contre ce qu'il qualifie de fraude électorale, il faut avoir un grand courage. Cela revient à supposer que les habitants de Miami, des États-Unis et du monde en général ont oublié la longue période pendant laquelle on ne savait pas qui diantre allait être le nouveau Président des États-Unis et où il y avait un grand débat parce qu'on ne savait pas ce qu'on devait faire avec les voix de Miami." Le Président de l'Assemblée Nationale de Cuba a rappelé que le rapport de la Commission des Droits civiques des États-Unis reflétait toutes ces irrégularités et se référant à Bush il a poursuivi: " Mais les voix ne l'intéressent pas. Il a ses amis qui se chargent de faire en sorte que les bulletins contre ne soient pas comptés ou que les électeurs ne puissent pas se rendre aux urnes. Et qu'est-ce qu'il annonce aux Cubains de Miami? Qu'il va revenir à la charge, qu'il va répéter les fraudes pour l'amour de son frère. Pour que son frère soit aussi réélu dans son cas au poste de gouverneur de Floride. Se réunir ouvertement avec ses "amis" terroristes est un acte très osé surtout au moment où l'opinion publique met en question la grande bataille contre le terrorisme qu'il est supposé diriger." Ricardo Alarcon a en effet signalé que dans l'assistance à Miami, on a pu voir plusieurs des signataires d'une déclaration confirmant leur volonté de poursuivre leurs attaques et leurs actes de terrorisme contre Cuba. Il a précisé que tout le monde sait que ce sont ces gens-là qui ont permis à Bush de remporter les élections en 2000. Ricardo Alarcon a également rappelé que parmi les participants au banquet offert en l'honneur de Bush à Miami se trouvent les principaux chefs de la Fondation Nationale Cubano-américaine, organisation des Cubains d'extrême droite résidant à Miami qui parraine des terroristes tristement célèbres comme Luis Posada Carriles, auteur de l'attentat meurtrier contre un avion de ligne en octobre 76 qui est actuellement incarcéré à Panama. Il a été arrête à la suite d'une dénonciation des autorités cubaines alors qu'il préparait un attentat au plastic contre le Chef de l'État cubain. La charge devait exploser au grand amphithéâtre de l'Université de Panama pendant un discours de Fidel à l'occasion du sommet ibéro-latino-américain en novembre 2000. "Le New York Times a publié, le 12 juillet 1998, à la une une interview de M. Luis Posada Carriles. Celui-ci a expliqué d'où il sortait l'argent pour ses activités terroristes. C'est la Fondation Nationale Cubano-américaine qui lui a fourni l'argent. Il en donne même les noms: Mas Canosa et compagnie, etc... "Je ne sais pas comment diantre Bush qui parle des pays qui ne prennent pas part à la lutte internationale contre le terrorisme, des pays qui accueillent des terroristes ou qui financent le terrorisme, peut expliquer que lui et son petit frère reçoivent de l'argent de la bourse qui nourrit les pires terroristes de notre hémisphère. "S'il prétend vraiment qu'on croie à la légitimité de sa décision de diriger la lutte contre le terrorisme, il doit expliquer cette simple question. Autant que je puisse le savoir, Posada Carriles n'était pas au banquet. Peut-être, n'a-t-il pas été autorisé à quitter la prison de Panama. Peut-être, s'est-il excusé de son absence. "La Fondation Nationale Cubano-américaine paye maintenant les avocats de Posada Carriles. C'est le devoir de ces gens-là car après tout ils ont payé ses crimes. Posada Carriles n'était pas au banquet, mais il y avait ses représentants. "Bush doit avoir du 'courage' pour jouer avec le feu du terrorisme au moment où on lui demande ce qu'il savait des attentats du 11 septembre." Se référant aux mesures contre Cuba, annoncées par Bush hier à Miami, le Président de l'Assemblée Nationale signalé: "Les agressions contre Cuba, l'ingérence dans les affaires intérieures de Cuba, toute cette politique ayant pour but de détruire la Révolution n'a rien de nouveau. Bush annonce une escalade. Il prétend faire tout cela d'une façon encore plus ouverte et plus agressive. Il faut lui reconnaître une certaine candeur car il l'a dit devant les micros et les caméras." Alors que 167 pays se sont prononcés à l'Assemblée Générale des Nations Unies pour la levée du blocus, alors que nombreuses voix s'élèvent au sein même du Congrès des États-Unis contre la politique hostile à Cuba, alors que la plupart des Étasuniens désirent que le gouvernement les autorise à venir ici, le discours de Bush résume l'intolérance et le mépris. *VICE-PRÉSIDENT LAGE RÉALISE UNE VISITE AUX ILES CANARIES La Havane, 21 mai (RHC)--Carlos Lage, vice-président du Conseil d'État de Cuba, a entamé une visite officielle aux îles Canaries, après s'être rendu d'autres régions autonomes d'Espagne. Il a été accueilli à l'aéroport par un grand nombre d'amis de Cuba qui scandaient des mots d'ordre contre le blocus et des vivats à notre pays. Au terme d'un entretien avec le Président de la région autonome des Canaries, Roman Rodriguez, Carlos Lage a été abordé par un groupe de journalistes des principaux media espagnols. Répondant à une question sur le discours prononcé par Bush à Miami, Carlos Lage a usé d'une fine ironie. "Vous ne voyez pas combien nous sommes nerveux ! En outre, nous sommes étonnés d'entendre les choses extraordinaires qu'il a dites. Il a annoncé un embargo. Cela fait 43 ans que le blocus existe et il se trouve qu'il annonce maintenant le blocus ! L'esprit créateur et l'initiative du Président des États-Unis nous émeuvent. Son esprit créateur impressionne. Il n'y a rien de nouveau. C'est la même chose qu'il y a 43 ans. Il doit payer pour les voix qu'on lui a données. C'est compréhensible, n'est-ce pas? Nous n'attendions rien de Bush. Nous n'attendions rien de cette administration qui arrive au pouvoir avec le soutien de la maffia des contre-révolutionnaires d'origine cubaine. Il a un petit frère en Floride qu'il voudrait voir réélu gouverneur et qui a besoin de l'appui de ces groupes. Nous n'attendions donc absolument rien d'eux. Nous connaissons assez bien la politique des États-Unis et ses mobiles. Les principes, l'éthique ou la justice n'ont jamais été le moteur de la politique extérieure des États-Unis mais les intérêts électoraux, économiques et autres." Aujourd'hui, la délégation cubaine a déposé des gerbes devant les bustes de José Marti, notre Héros National et du Commandant Ernesto Che Guevara qui ont été dressés à Las Palmas par des amis de Cuba. *THE NEW YORK TIMES CRITIQUE LES DISCOURS ANTI-CUBAINS PRONONCÉS HIER PAR LE PRÉSIDENT BUSH La Havane, 21 mai (RHC)--The New York Times signale aujourd'hui que les discours anti-cubains prononcés hier par le Président Bush à Washington et à Miami sont une confirmation malheureuse de la politique de la Maison-Blanche favorable aux sanctions économiques contre Cuba et aux restrictions qui pèsent sur les Étasuniens voulant venir dans notre pays. The New York Times rappelle la clameur croissante qui demande au sein même du Congrès une modification de la politique de la Maison-Blanche à l'égard de Cuba et souligne que M. Bush ferait bien de prêter l'oreille à ces appels. Un groupe nombreux de démocrates et républicains membres du Congrès des États-Unis ont également critiqué les positions de Bush contre Cuba. Ils se sont accordés à signaler que cette politique est obsolète. *Éditorial: BUSH - FAITES CE QUE JE DIS ET PAS CE QUE JE FAIS Le Président des États-Unis, Georges Bush, a fourni hier une nouvelle preuve d'intolérance et de cécité politique dans les discours qu'il a prononcés à Washington et à Miami pour commémorer le centenaire de l'instauration à Cuba d'une simili République. Pour nous Cubains, il n'y avait rien à fêter hier car l'intervention étasunienne dans la guerre des indépendantistes cubains contre le joug colonial espagnol nous a frustrés de notre victoire et de l'indépendance. Sous la pression des groupes de pouvoir situés à l'extrême-droite, le Président de la nation qui prétend diriger une croisade mondiale contre le terrorisme a démontré que le cynisme et la double morale peuvent être portés au rang de politique d'État. Bush qui se permet de critiquer très souvent le manque de démocratie et les violations des droits humains dans d'autres pays, a eu le cynisme d'annoncer justement en public le maintien de mesures qui violent les droits fondamentaux des Nord-américains qui se voient interdire de se rendre à Cuba et de commercer avec elle. C'est, ni plus ni moins, ce que fait celui qui se veut aussi le défenseur farouche du libre commerce alors qu'il prend des mesures protectionnistes et dresse de nouvelles barrières douanières pour la protection des intérêts étasuniens. Hier aussi, Bush a refusé de proroger l'Accord de Préférences Douanières pour le Région Andine. Les pays andins devront donc payer dès aujourd'hui des tarifs douaniers élevés pour pouvoir placer plus de six mille produits sur le marché étasunien, le tout en dépit des promesses qu'il avait faites au Président du Pérou, Alejandro Toledo, lors de sa récente visite éclair à Lima. En matière de politique de deux poids deux mesures, il n'est pas de meilleur exemple que sa participation d'hier soir au dîner dont le couvert coûtait la bagatelle de 25 mille dollars et qui avait pour but de collecter des fonds pour la campagne électorale de Jeb Bush, le frère de Monsieur le Président, qui brigue un second mandat comme gouverneur de Floride. Les principaux leaders de la confrérie de maffiosi contre-révolutionnaires regroupés au sein de la « Fondation Cubano-américaine » étaient, bien évidemment là. Il n'est pas étonnant que l'homme qui a fait libérer ceux qui ont assassiné en plein Washington, Orlando Letelier, qui avait été ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Salvador Allende au Chili, échange des accolades avec d'autres tenants du terrorisme et que cela arrive précisément à Miami, où un tribunal a acquitté, il n'y a pas longtemps, les généraux salvadoriens qui ont ordonné l'arrestation, la torture et l'assassinat de quatre religieuses nord-américaines. Ce qui, oui, est bizarre est que ce même homme prétende diriger une croisade mondiale contre le terrorisme et ne commence pas par balayer devant sa porte ; qu'il parle d' « axe du mal » sans y inclure certaines organisations ayant leur quartier général en Floride et qu'il y ait de plus des personnes dans le monde qui croient à ce qu'il dit. En ce qui concerne Cuba, personne n'en a perdu le sommeil hier, et si certains se sont inquiètés ou étonnés, c'est précisément de la capacité extraordinaire de monsieur Bush de faire exactement le contraire de ce qu'il prêche, car en fin de compte, nous savions tous que ses discours n'apporteraient rien de nouveau. Cela fait presque 50 ans que, pour le bonheur de notre peuple, rien de ce qui se dit aux États-Unis n'implique de changement dans notre pays. À la différence de ce qui s'est passé il y a 100 ans et un jour, ici à Cuba, le 20 mai 1902, c'est le peuple qui décide ce qu'il veut. À bon entendeur, salut! (c) 2002 Radio Havane Cuba, NY Transfer News. 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