Radio Havane Cuba-04 Juin 2002 Via NY Transfer News * All the News That Doesn't Fit Radio Havane Cuba - evenements importants du jour - 04 Juin 2002 . *GERARDO HERNANDEZ, COMBATTANT CUBAIN ANTI-TERRORISTE FETE INJUSTEMENT SON ANNIVERSAIRE EN PRISON AUX ÉTATS-UNIS *LE PRESIDENT DE LA LIGUE DES JEUNES SUD-AFRICAINS SIGNALE QUE CUBA EST UN EXEMPLE DE PROGRÈS HUMAIN *120 FIRMES ETRANGERES PARTICIPENT AU SALON DE LA TECHNOLOGIE ET DES PRODUITS POUR L'INDUSTRIE TOURISTIQUE *LES DÉPUTÉS DE PINAR DEL RIO ANALYSENT L'AVANT-PROJET DE LA LOI DES COOPÉRATIVES AGRICOLES Éditorial: *LE PRÉSIDENT URUGUAYEN ET L'ARGENTINE: SEULEMENT UNE MALADRESSE? . *GERARDO HERNANDEZ, COMBATTANT CUBAIN ANTI-TERRORISTE FETE INJUSTEMENT SON ANNIVERSAIRE EN PRISON AUX ÉTATS-UNIS La Havane, 4 juin (RHC)-- Gerardo Hernandez, un de nos cinq compatriotes injustement condamnés pour espionnage par un tribunal de Miami, a aujourd'hui 37 ans. Sans preuves et sans témoins pouvant confirmer les graves accusations portées contre eux, les 5 ont été condamnés à de lourdes peines. Gerardo s'est vu infliger -- avec l'illogisme qui régit le régime des peines de prison aux États-Unis -- deux détentions à vie plus 15 ans de prison. Il a été condamné, outre pour des prétendus délits similaires à ceux commis par ses camarades pour complot visant à tuer. Il a été accusé d'avoir pris sa part aux événements du 24 février 1996. Ce jour-là, et après les sommations d'usage, des chasseurs cubains ont abattu deux avionnettes qui avaient pénétré dans l'espace aérien de notre pays et fonçaient droit sur la capitale cubaine. Rodolfo Davalos, professeur de droit international, commente les principales charges imputées à Gerardo Hernandez. :Il y a eu condamnation pour meurtre sans aucune preuve. Tous les témoins de la force aérienne cubaine ont clairement démontré que Gerardo n'avait rien à voir avec ces faits. "La défense a présenté comme pièce à conviction le passeport de Gerardo pour démontrer que le 24 février 1996, il était à Cuba. Il était venu bien avant et il est retourné aux États-Unis, longtemps après. "Le supposé message que l'on a invoqué pour dire que Gerardo avait pris part à une conspiration pour réaliser un assassinat n'a donc pas pu être écrit par lui." Rodolfo Davalos a souligné qu'il y a, par ailleurs, un vice de fond dans la condamnation de Gerardo. Il a précisé, "Indépendamment du fait qu'il n'a pris part en rien aux faits du 24 février, son procès est une violation de la jurisprudence quant à la doctrine de l'État. Alors que Gerardo n'a eu aucune participation aux incidents du 24 février, il est considère comme coupable et il est condamné pour des actes réalisés par la République de Cuba." La doctrine de l'acte d'État souligne, "Chaque État souverain est dans l'obligation de respecter l'indépendance des autres États souverains et les tribunaux des autres pays ne doivent avoir aucune compétence pour juger des actes des gouvernements d'autres pays réalisés sur leur territoire." A ce propos, le prof Rodolfo Davalos signale, "Les tribunaux nord-américains ne sont donc pas habilités à juger les actes du 24 février 1996. Ils n'ont pas la compétence requise pour ce faire, indépendamment du fait que Gerardo n'a aucune responsabilité dans ces actes. "C'est une violation flagrante de la doctrine de l'acte d'État qui est établie par la loi aux États-Unis, par les traités, le droit international et la jurisprudence nord-américaine. Ces textes reconnaissent que les tribunaux étasuniens n'ont pas la compétence pour juger des actes réalisés par un État étranger. "Donc, ce dont il s'agissait dans la motion présentée par Maître Paul McKenan, l'avocat de Gerardo, était une chose beaucoup plus simple que l'innocence de son client, c'était l'absence de compétence du tribunal." Lorsque Gerardo s'est adressé au tribunal il a souligné que le seul sang qu'il aurait pu avoir sur ses mains était celui des Cubains tués dans les attaques et les actes de terrorisme perpétrés contre Cuba par des individus qui se promènent aujourd'hui tranquillement dans les rues de Miami et il a confirmé ce qu'il avait déclaré pendant l'instruction. Son but était de protéger le peuple cubain des crimes préparés contre lui par les groupes contre-révolutionnaires de Miami. *LE PRESIDENT DE LA LIGUE DES JEUNES SUD-AFRICAINS SIGNALE QUE CUBA EST UN EXEMPLE DE PROGRÈS HUMAIN La Havane, 4 juin (RHC)-- Le Président de la Ligue des jeunes de l'African National Congress, Malusi Gigaba, a déclaré ici à La Havane que les Cubains livrent en ce moment une bataille pour le développement et pour la consolidation de leurs idées. Au cours d'une visite à l'École pour la formation d'assistants sociaux de La Havane, il a appelé les jeunes cubains à renforcer et à faire avancer la Révolution cubaine. "Votre pays est un exemple d'espoir et de progrès humain » a signalé Malusi Gigaba après avoir entendu les explications d'Otto Rivero, premier secrétaire de l'UJC, l'Union des Jeunes Communistes, sur les principaux programmes sociaux en cours d'application en ce moment.' *120 FIRMES ETRANGERES PARTICIPENT AU SALON DE LA TECHNOLOGIE ET DES PRODUITS POUR L'INDUSTRIE TOURISTIQUE La Havane, 4 juin (RHC)-- 120 firmes étrangères participent à partir d'aujourd'hui ici à La Havane à Tecnotur 2002, le salon de la technologie et des produits destinés à l'industrie touristique. Ce salon auquel participent cette année des hommes d'affaires de neuf pays est devenu un point de rencontre habituel entre producteurs et consommateurs, un espace pour la diffusion des nouvelles technologies dans le domaine de ce qu'on appelle l'industrie sans fumée et une occasion de faire connaître nos productions nationales. Le secteur touristique que Cuba développe depuis une dizaine d'année est devenu une sorte de locomotive de l'économie cubaine. Aujourd'hui, 67% des fournitures des installations touristiques nationales sont produites à Cuba. Marta Maiz, vice-ministre du tourisme, a signalé que c'est là une preuve de la qualité et de l'efficacité qu'ont actuellement les productions nationales. Elle a d'autre part signalé que notre pays poursuit son programme de développement touristique aussi bien en ce qui concerne les opérations avec les agents de voyages et les tours-opérateurs étrangers que la construction de nouvelles installations hôtelières et de l'infrastructure touristique nécessaire. *LES DÉPUTÉS DE PINAR DEL RIO ANALYSENT L'AVANT-PROJET DE LA LOI DES COOPÉRATIVES AGRICOLES La Havane, 4 juin (RHC)-- Les députés de la province de Pinar del Rio ont analysé les modification qu'ils entendaient apporter à l'avant-projet de loi sur les coopératives agricoles. Ce document a été analysé par tous les paysans cubains pendant le premier trimestre de cette année. Ceux-ci ont suggéré des modifications de l'avant-projet, ce qui facilitera la concertation du consensus sur ses 9 chapitres. Une fois adopté par l'Assemblée Nationale de Cuba -- ce projet de loi sera débattu durant la session d'été -- il régira le travail économique et social des coopératives agricoles. La loi en vigueur pour ce secteur date de 1982. Il faut donc un nouveau texte s'adaptant aux transformations que la campagne cubaine a connues ces vingt dernières années. Ricardo Alarcon, Président de l'Assemblée Nationale de Cuba, qui a pris part au débat organisé par les députés de la province de Pinar del Rio a signalé qu'un processus semblable est inimaginable hors de Cuba. Il a comparé la profondeur de l'analyse faite aussi bien à la base que parmi les députés, à ce qui arrive dans les pays où les parlementaires sont des cadres professionnels qui, souvent, ne connaissent rien au sujet sur lequel ils doivent se prononcer. Éditorial: *LE PRÉSIDENT URUGUAYEN ET L'ARGENTINE: SEULEMENT UNE MALADRESSE? Certains gouvernants n'arrivent pas à se rendre compte, semble-t-il, qu'ils le sont et qu'ils doivent s'en tenir à certaines normes élémentaires de diplomatie et de respect. Le Président uruguayen vient s'ajouter à la liste de ceux qui ont commis de grosses bévues. Les propos que Jorge Batlle a tenus hier -- sans savoir qu'on les entendait -- ont soulevé un véritable tollé car il a accusé les Argentins d'être une bande de voleurs. Il a signalé que le Président Eduardo Duhalde est un citoyen qui est arrivé au pouvoir par hasard, qu'il n'a pas de force politique, pas d'appui et qu'il ne sait pas où il va. Selon Batlle, le problème n'est pas ce qu'il a dit qui est, semble-t-il, ce qu'il pense, mais qu'il y avait un micro ouvert et ses propos, ont été enregistrés pour son plus grand malheur et l'indignation de ses voisins. Selon son point de vue très particulier, il est permis d'insulter en privé y compris un peuple tout entier car il n'y a pas de mauvaise foi tant que cela n'est pas fait en public. Il a dû s'empresser d'appeler deux fois son homologue argentin pour lui expliquer qu'il n'avait pas voulu dire ce qu'il a dit et, ce matin, il s'est vu contraint de présenter ses excuses, d'abord au Président et ensuite au peuple argentin, mais les propos injurieux qu'il a tenus sont là. Les liens historiques qui unissent l'Argentine et l'Uruguay auront du mal à les effacer. Une fois de plus, le Président uruguayen démontre publiquement que la mesure et le respect des normes les plus élémentaires de coexistence internationale ne sont pas son fort et que le gouvernement « amusant » qu'il avait promis à ses concitoyens quand il a accédé au pouvoir est en train de leur coûter cher sur le plan des relations avec les pays amis. Et comme dans le monde, tout mérite une explication, les spécialistes sont à la recherche des raisons qui ont amené le Président Batlle à commettre une telle bévue. Il y en a qui disent qu'il était encore sous le coup d'une récente manifestation organisée contre lui par des habitants de Montévideo, exaspérés par la situation dans laquelle ils vivent, aggravée par une hausse récente des impôts. D'autres préfèrent signaler que le Chef de l'État uruguayen entend détourner l'attention de la crise économique qui s'annonce, des affaires de corruption qui commencent déjà à ternir le prestige de certains de ses proches collaborateurs et du mécontentement provoqué par le traitement tolérant qu'il a donné à des militaires qui ont commis de graves violations des droits de l'homme sous la dictature. Il y en a aussi qui mettent l'accent sur le fait que ces propos, apparemment irréfléchis, son plutôt le fait de l'alignement du gouvernement uruguayen sur la politique de Washington consistant à barrer la route au processus d'extension du MERCOSUR -le Marché Commun du Sud de l'Amérique- en provoquant un refroidissement dans les relations entre les pays membres. Si cette hypothèse s'avérait, nous pourrions soupçonner Batlle d'essayer de gagner une nouvelle aide économique, car les quelque 3 milliards de dollars qu'il a reçus il y a peu étaient le salaire pour le vote d'une résolution anti-cubaine au sein de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU, à Genève. D'ailleurs, il y en a qui se demandent pourquoi le Fonds Monétaire International est si généreux avec Montevideo alors qu'il punit l'Argentine. Cet incident est déplorable entre deux pays destinés à être frères, mais séparés par la myopie de certains politiciens. Il ne fait qu'apporter de l'eau au moulin des États-Unis, qui se réjouissent, sans aucun doute, de toute fissure apparaissant dans l'unité de l'Amérique Latine. « Diviser pour régner » a été et reste leur maxime. (c) 2002 Radio Havane Cuba, NY Transfer News. 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